dimanche 22 mai 2016 à  15:30

église Saint-Gabriel

5 rue des Pyrénées

Paris XXe - Plan d'accès

« Réminiscences ibériques »

Orgue à 4 mains

Olivier Vernet

Cédric Meckler

Entrée libre

Depuis ses études avec Gaston Litaize, Marie-Claire Alain, et Michel Chapuis, Olivier Vernet a enregistré plus de 100 CDs récompensés par les plus hautes distinctions de la presse et par les Grands Prix de La Nouvelle Académie du Disque, l’Académie Charles Cros, l’Académie des Beaux-Arts et le Diapason d’Or de l’Année 2000.

Olivier Vernet est titulaire du grand orgue de la Cathédrale de Monaco.

Cédric Meckler est Médecin-Colonel. Après une thèse de Médecine sur la folie de Schumann, il obtient une thèse de Neurosciences axée sur le contrôle moteur, notamment lors de la pratique musicale.

Le Duo Vernet-Meckler a gravé une dizaine d’albums salués par la critique (Choc Monde de la Musique, Diapason d’Or et enregistrement de référence, 5/5 Hifi-Video, Maestro Pianiste, Clef ResMusica, Excellent Classica, Prix Orgelnieuws, «  6/6 PianoNews  »,…) et se produit en récital (Festivals du Comminges, de Belfort, de Saint-Rémy-de-Provence, d'Angers, de Saint-Louis-des-français à Rome, Victoria Hall de Genève, Palau de la Música Catalana de Barcelone, Salle Philharmonique de Liège, Auditorium Maurice Ravel de Lyon…)

Les œuvres réunies pour ce concert partagent un même élan, celui de la danse hispanique, et nous emportent dans un voyage transatlantique, de l’Espagne aux confins de l’Amérique latine.

La diffusion d’une partie de ce programme a d’abord fait l’objet d’un enregistrement sur l’orgue de Dudelange (Luxembourg, 2010), intitulé «  Pasión  », qui surprit la critique, parfois perplexe, souvent enthousiaste  : «  On aurait presque pu faire figurer au-dessus de ce commentaire le sigle  : ceci n'est point de l'orgue (…) le plaisir est magnifié par la double virtuosité des organistes, qui jouent ces pages souvent complexes comme un seul homme (…), franchissant avec allégresse les limites de leur instrument !  » Jean Ferrard, Magazine de l’Orgue, Belgique (janvier 2012).

«  Tout est là pour nous procurer de subtiles sensations, magnifiquement défendues par ce duo de choc : Olivier Vernet et Cédric Meckler nous entrainent en des terres inconnues à l’orgue, grâce à ce jeu de la transcription et un choix d’œuvres vraiment splendides, mais surtout grâce à leur maitrise et leur frénésie communicative.  » Frédéric Muñoz, ResMusica.com (mars 2011).

Cap sur l’Espagne tout d’abord avec Manuel de Falla (1876-1946) dans une transcription par Gustave Samazheuil (1877-1967) des flamboyantes danses espagnoles de «  La Vida Breve  », suivie d’un hommage à ce compositeur par l’australien John Carmichael (1930-)  : «  Hommage à Manuel de Falla est tiré d’une suite d’hommages à divers compositeurs que j’ai toujours admirés, les autres étant Ravel, Fauré et Poulenc.  ». Deux autres danses de John Carmichael lui succèdent  : «  Bahama Rumba, et Joropo sont tirés de la Suite Latino-Américaine dans laquelle chaque pièce évoque le pays de son origine  : ainsi la Rhumba provient des Caraïbes - la mélodie se balance sur un rythme contagieux. Le Joropo est une danse de Colombie et du Venezuela  ; pour les uns il tirerait son origine de la valse viennoise, pimentée d'un rythme alterné en 6/8 - 3/4 typiquement latino-américain, pour d’autres il évoquerait le galop des chevaux qui pullulent dans ces deux pays.  »

 

La paisible «  Pavana-Capricho  » d’Isaac Albeniz (1860-1909), originellement pour piano à 4 mains, ainsi que le célèbre «  Asturias  » (dans une version à 3 mains) ne sont qu’une accalmie avant que n’éclate le «  Tango furioso  » de Pierre Cholley (1962-) «  Quatre mains, deux bras, vingt doigts, quatre pouces lâchés sur les claviers si étroits de l'orgue, ne pouvaient que se livrer à une danse endiablée. Le tango, surtout s'il est furioso, s'impose comme l'inévitable complice de leurs exubérantes cabrioles. Les mains se croisent, se chevauchent, se décroisent et bondissent d'un clavier à l'autre. Le tango, rêve halluciné des corps qui se cherchent et se fuient, s'enroule sur lui-même puis disparaît dans le tourbillon final.  ». Sans laisser à l’auditeur le temps de reprendre son souffle, un autre Tango lui succède, «  Gratitude  », composée par Rafihavanana Ratovondrahety (1962-) «  La bécarre La bémol Gratitude, devrait être le titre exact de cette pièce. Il y a un frottement en permanence de ces deux notes. Impossible de se décider pour les unir dans un sens ou dans l’autre. Une déformation de l’ouïe par l’habitude de passer régulièrement du piano aux orgues, dont les tempéraments sont variés, et surtout, le fruit de 30 ans de métier d’organiste liturgique: le La connaît diverses couleurs et sensibilités d’interprétation avec les chantres ou célébrants à qui je donne le ton… (mais pas tous, bien-sûr…). Il y quelques années, quand j’étais au conservatoire et ce, à un moment difficile où j’avais les plus grands doutes avec mes études d’Orgue, je suis tombé par hasard sur l’album des Sonates de Mendelssohn interprétées par Olivier Vernet. Ce fût un choc: je me suis réconcilié définitivement avec l’orgue. La vie fait les choses avec merveille: la rencontre avec Olivier Vernet et Cédric Meckler qui m’ont demandé de travailler sur les orgues dont je suis titulaire (Saint-Eugène-Sainte-Cécile) lors de leur passages fréquents à Paris: le titre de cette pièce est venu d’une façon très naturelle suite à leur commande de cette pièce.  »

 

Place ensuite à deux détournements sur des rythmes latins. La «  Samba alla Turca … (with apologies to Mozart !)  » de Philip Robert Buttall (1947-) donne d’emblée la cadence  : «  Mozart n’était pas seulement un génie musical, c’était aussi un grand farceur à l’humour caustique. Avec cela en tête, j’ai relooké l’une de ces pièces de piano les plus populaires, comme si l’on tombait nez à nez sur Wolfie au Carnaval de Rio  !  ». Dans la «  Salsa all’Ungarese  » de Tal Zilber (1982-), c’est la fameuse cinquième danse hongroise pour piano à quatre mains de Johannes Brahms qui subit un traitement similaire, mais cette fois-ci dans le style cubain  : «  Alors que j’improvisais sur la cinquième dans hongroise, je me rendis compte qu’elle rendrait très bien en rythme latino. Le premier arrangement était pour piano et violon puis je fis un arrangement pour quintette avec une partie de piano principalement improvisée, et finalement, je fis une version pour deux pianos. J'aime l'idée que cet arrangement implique tant de nationalités  : il s’agit de l’interprétation par deux organistes français, de l’arrangement par un pianiste israélien, de la danse hongroise d’un compositeur allemand, dans le style cubain.  ». Le «  libertango  » d’Astor Piazzolla fera office d’intermède entre ces deux détournements.

Manuel de Falla (1876-1946)

Deux danses espagnoles de La Vida Breve

D'après la transcription pour piano à 4 mains de Gustave Samazheuil (1877-1967)

John Carmichael (1930)

Hommage à Manuel de Falla

Version pour orgue à 4 mains dédiée au Duo Vernet-Meckler

Suite latino-américaine (Bahama Rhumba - Joropo)

Version pour orgue à 4 mains dédiée au Duo Vernet-Meckler

Isaac Albeniz (1860-1909)

Pavana-Capricho Op.12

D'après la transcription pour piano à 4 mains de l'auteur

Asturias

Adaptation pour orgue à 3 mains

Pierre Cholley (1962)

Tango Furioso

Dédié au Duo Vernet-Meckler

Rafihavanana Ratovondrahety (1962)

Gratitude

 

                                    Dédiée au Duo Vernet-Meckler

Philip Robert Buttall (1947)

Samba alla Turca (with apologies to Mozart)

Version pour orgue à 4 mains dédiée au Duo Vernet-Meckler

Astor Piazzolla (1921-1992)

Libertango

 

                                    Arrangement libre à 4 mains

Tal Zilber (1982)

Salsa all'Ungarese

Version pour orgue à 4 mains dédiée au Duo Vernet-Meckler

http://www.olivier-vernet.com/fr/